Mes quatre filles de l’école de danse et de chorégraphie sont adorables : elles travaillent bien à l’école, essaient de faire le mieux possible en danse classique et le mieux en danse folklorique (ce à quoi elles doivent le plus penser maintenant…il y a beaucoup de concurrence en classique et elles ne sont pas tout à fait au top…)

Novembre / décembre 2007

Deux d’entre elles suivent assidûment les cours de français au Centre Culturel français. De même pour l’un des plus grands garçons… les garçons : le problème …. A peine vus… l’un poursuit en classique (mais on le trouve trop petit en taille), l’autre en folklore… ce dernier était très bon mais j’ai rencontré Youssif son professeur : Seyran (20 ans), puisque c’est de lui qu’il s’agit , serait en baisse de forme ; espérons qu’il ne s’agit que de quelques semaines… Que va-t-il faire à la sortie de l’école ??? .
Les deux autres garçons , l’un Donia Mali (18 ans)–c’est certain –est à l’abri dans cette école de danse –internat, l’autre doit encore un peu « mûrir… ». D’après le professeur de danse, l’avenir ne sera peut-être pas la danse. Bon ce n’est pas grave… mais que font-ils ou qu’ont-ils fait à l’école ?.. La surveillante des cours du soir (que je pays de 17 h. à 20 h.) s’est transformée en cuisinière et leur prépare les repas… devant le peu d’intérêts que ces messieurs manifestaient à avoir de bonnes notes….et ils ne pouvaient jamais me présenter leurs carnets de notes….
.Ils subissent l’influence du plus grand qui est le « chef » des huit.
. Pourront-ils poursuivre des études en faculté (comme le veulent les filles ?) et que vont –ils faire ? question à ne même pas leur poser. Ils ne pensent pas à l’avenir. Je suis pourtant prête à les orienter vers d’autres métiers…
L’essentiel étant qu’ils ne « tournent » pas mal …Pour les deux plus grands, je paie leur nourriture de chaque jour et les médicaments en cas d’ennuis de santé. Ils doivent faire des petits boulots pour le reste. L’un d’entre eux réussit assez bien ( dans le « milieu »des ordinateurs)quant à l’autre comme écrit dans mon dernier compte –rendu, il a retrouvé des parents qui travaillent en Russie ? peut-être peuvent-ils enfin s’occuper de son avenir ?? . Je pense avoir fait le maximum pour le tirer de son orphelinat d’enfants des rues.

Il me fallait un peu de courage ce dimanche-là comme toujours d’ailleurs mais là j’ai un peu craqué. Dame Nature à quoi pensiez-vous ?
Pourtant l’odeur de Mardakan était supportable et j’ai eu comme d’habitude cet accueil si chaleureux des enfants…. (je connais certains d’entre eux depuis juillet 1997) ?
Axmedli internat N° 3
vu Fizouli et une des dernières grandes filles que j’ai connue là aussi en 1997 ; problème pour Fizouli, où le mettre avec son bras manquant ? Il prend des cours du soir – d’ordinateur- dans un établissement spécialisé (à qui j’ai trouvé un ordinateur … merci mon ami arnoud !) La grande fille se mariera en avril….
Vu Gulnara ravie d’avoir son bébé et de représenter aux yeux de tout le monde, de ce fait, quelqu’un qui existe.
Vu Bella, toujours caissière dans sa petite supérette de banlieue de Bakou.
Bilqay internat N° 11
Victoire, ! ce que je souhaitais depuis longtemps s’est réalisé, Lena, Sacha, Julia, les trois sœurs sont réunies ! ils ne manquent plus que le 4 ème , un grand garçon qui se trouve toujours à Mardakan et que j’aimerais bien transférer avec ses trois sœurs… Tout le monde essaie d’apprendre à lire et à écrire.
De même Djehoun et Nazrine…. Je les ai trouvés devant leur pupitre en train d’essayer de suivre le cours de lecture. Ils allaient bien. Djehoun pour lequel je m’inquiétais lors de mon dernier voyage a repris du poids.
MESDAMES EN FRANCE, vous qui m’avez donné tant de vêtements : j’en ai transporté 60 kilos que j’ai distribués dans ces établissements. J’en aurai encore autant lors de mon prochain voyage en janvier 2008 !
Les enfants vous disent un grand merci. Ils sont si heureux lorsqu’ils trouvent le pull et les chaussures à leur taille !
J’ai revu à Bouzovna, Habiba qui elle aussi était à Mardakan. Elle était entourée de deux infirmières et ne semblait pas en forme . C’est là, avec des personnes âgées et handicapées mentales qu’elle finira ses jours ? je ne connais pas le niveau de son handicap. A Mardakan, elle s’occupait des petits … les emmenait aux toilettes surtout lorsque j’étais là !, faisait régner l’ordre pas toujours avec douceur… bon.. comme on avait fait pour elle… et elle n’avait pas poursuivi des études pour faire cela mais c’est du passé, les nouvelles surveillantes ont vraiment l’air plus à la hauteur de la situtation.
A Bouzovna, toujours, mais dans un autre internat, j’ai revu Kamre. Un gamin des enfants des rues transféré là , il y a quelques années, un grand brûlé (il y a 7 ou 8 ans un gamin avec qui il jouait dans la rue l’a poussé dans un brasier un jour de fête). Il devrait être opéré pour une troisième fois… à suivre. Il a maintenant 15 ans. Il est d’une gentillesse cet enfant. Il a une maturité…

Je repars début février.

A l’année prochaine !….