Mon arrivée : Gulshan qui est la dernière des filles mises à l’école de danse et de chorégraphie à Bakou en 2000 et qui finit sa dernière année d’école m’attendait. Elle va préparer ses derniers examens de danse et autres en mai. Elle se prépare aussi à monter sur scène à l’Opéra de Bakou pour une soirée exceptionnelle.
Elle poursuit ses cours du soir pour pouvoir rentrer à l’université.

Le lendemain : Visite à Mardakan

Distribution de gâteaux, chocolat, vêtements… Toujours beaucoup de nouveaux enfants très jeunes. Les plus grands sont dispersés un peu partout et de ce fait je n’en connais presque plus mais l’accueil de tous ces gamins est toujours aussi fort et le besoin de tendresse … et celui de manger les gâteaux et chocolat bien sûr !
Certains étaient dans le beau jardin refait à neuf ainsi que tout l’orphelinat -d’ailleurs – mais cela je l’ai déjà signalé.

Bouzovena (internat pour adultes)
Là aussi l’on attend les travaux dans les mois prochains. Je demande à voir les jeunes de Mardakan mis là car ils ont plus de 20 ans. Nous sommes toujours aussi heureux de nous voir et de nous rappeler nos souvenirs de sorties en car… Maintenant je ne peux plus du tout les sortir. Peut-être voudraient-il s’enfuir ?

Je ne suis pas allée à Baby house n° 3encore cette fois-ci, j’irai en septembre car j’ai du m’occuper du passeport de Jehun…( Internat d’enfants normaux à Bilqay n° 11) . J’ai du remettre une nouvelle lettre au Ministre de l’Education Nationale car celle de janvier est perdue (j’étais pourtant allée dans le bureau concerné)

Bilqay n° 11

J’ai apporté des vêtements, fait quelques courses (pharmacie, vêtements) pour certaines des filles et pour Jehun. J’ai acheté des chaussures – comme d’habitude – car celle (par exemple) de Nazrine lui avait été volé… Nous sommes allés au petit restaurant habituel au bord de la mer. J’espérais à cette date que nous pourrions faire venir Jehun et Nazrine en France… car quelques heures avant mon départ, j’apprenais que le Ministère donnait son autorisation pour lui faire faire un passeport et le faire venir en France. L’internat a fait passer Leyna et Natava (ex internat de Mardakan) dans un show télévisé pour trouver un mari… échec !

Gulnara (ex internat de mardakan, ex internat pour enfants normaux d’Armedli)
Je suis encore allée chercher sa petite fille à la sortie de la crèche, c’est un vrai bonheur. Elle a quelques difficultés avec son mari qui ne travaille pas mais la famille de celui-ci est généreuse et il n’y a pas de gros soucis financiers. Quel dommage qu’elle ne puisse pas reprendre des études comme elle le souhaiterait.

Je remercie encore une fois tous les amis, ceux qui m’accueillent à Bakou, ceux qui donnent des vêtements, ceux qui se donnent beaucoup de mal dans certaines de mes démarches (docteurs, administrations…).

MAI , JUIN, JUILLET : nouvelles par téléphone :
Gulshan a de bonnes notes et a réussi ses examens. Par contre du côté cours du soir que je finance, cela se complique…. Elle n’y va plus et mieux, j’apprends qu’elle se marie avec Seyran (un des danseurs dont je m’occupais – relire les années passées). Ils se sont connus chez les enfants des rues. Ce qui m’inquiète le plus , c’est qu’il n’a pas de travail. Il est du genre « mauvais caractère » et n’a donc pas pu trouver un job de danseur dans une troupe ni à Bakou , ni à Moscou et comme les mois passent , il ne doit plus être du tout entraîné. D’après elle, elle sera embauchée comme prof. de danse à l’école nationale de danse à Bakou à la rentrée. C’est une bonne chose.
Aynour, elle est donc devenue prof. de danse à Giresun (Turquie), j’ai assisté à la fête de la fin d’année des cours de l’école privée. Formidable, elle se débrouille fort bien, ayant fait la chorégraphie, choisi la musique, les costumes d’une trentaine d’enfants de 4 à 15 ans.
Elle devait venir en France début juillet … mais à cause de l’envoi erroné par Chronopost de son certificat d’hébergement (qui est passé par Papetee pour aller en Turquie….) et qu’ il faut maintenant 15 jours au Consulat de France à Bakou ou à Ankara pour délivrer un visa, elle n’arrivera donc au mieux que le 5 août à Paris.
Donia Mali (ex-danseur) est revenu à Bakou mais n’arrive pas à savoir ce qu’il va faire (il était à Istanboul) .
Nurlan est au Service Militaire bien loin de Bakou.
Fatma , toujours au Macdo.
Araz danse toujours dans les restaurants et lors des mariages mais il poursuit ses études à l’université à Bakou.
Revu Arzou (qui vit à Metz – France), elle allait voir sa famille à Bakou, elle travaille à l’accueil de la mairie et fait des traductions en turc et en russe.

Suite en septembre. Je serai à Bakou pour la rentrée scolaire. En attendant , j’expose mes toiles au 30 passage Vivienne à Paris (2 ème ) et espère vendre quelques toiles pour continuer à financer mon association.