Mardakan N° 3 (internat pour enfants handicapés, 3/4 d’heure de
Bakou)

Internat, comme déjà écrit, tout refait à neuf avec piscine, gazon partout, jouets en peluche partout etc….c’est beau.
Enfants : je distribue les gâteaux, le chocolat, les vêtements etc… Certains des enfants, qui peuvent se lever, me les arrachent des mains. Gulshan, Seyran (les jeunes gens qui étaient à l’école de danse) m’aident et comprennent que la vie pour certains n’est vraiment pas drôle…
Je pense qu’il faudrait plus de spécialistes dans cet orphelinat.

Bouzovena (à env. 1 heure de Bakou)
Internat pour les jeunes gens et adultes handicapés. Tous dispersés dans les environs de Bakou et parfois beaucoup plus loin pour cause de travaux. J ’espère pouvoir retrouver les enfants … enfin … les jeunes gens de Mardakan mis dans cet internat (ils ont plus de 20 ans) lors de mon prochain voyage.
Nous avons tant de souvenirs à nous remettre en mémoire de leur enfance, des sorties au cirque, au théâtre de marionnettes, à la
plage…. Ils doivent savoir que quelqu’un les aime, ne les oublie pas et revient souvent à Bouzovena pour les voir.

Bilqay (à 3/4 d’heure de Bakou)
Là aussi distribution de vêtements, pharmacie, dentifrices etc… pour certains enfants dont je m’occupe particulièrement : Sasha, Lena, Natava, Julia, Nazrine et Djehoun…
Lors de mon voyage en décembre, Lena et Natava les deux plus grandes n’étaient plus là. Où sont-elles ? Que font-elles ?
La prochaine fois je rencontre la Directrice pour en savoir un peu plus. Ces deux jeunes filles n’ont personne pour leur rendre visite et j’aimerais bien aller les voir.
J’ai essayé de faire faire le passeport de Djehoun qui a maintenant 18 ans. J’ai donc fait toutes les démarches, payé les 40 euros de frais pour m’entendre dire au 6 ème et dernier passage des OK pas de problèmes des fonctionnaires…. pour m’entendre dire…qu’il fallait son livret militaire et sa dispence du service militaire…. Or Djehoun est hydrocéphale et cela se voit !…
Bon… heureusement que j’ai commencé mes démarches en décembre, j’arriverai peut-être à le faire venir en France en juillet.
Il viendra accompagné de Nazrine (revoir mes messages précédents en ce qui concerne leur passé ) . Affaire à suivre, je pense que la prochaine fois , cela sera l’un des services du Ministère des armées à Bakou à qui je devrai rendre visite. (Le seul que je n’ai pas encore fait)

ARMEDLI (3/4 d’heure de Bakou)
Brève visite. Tous les enfants sont à l’école et les plus grands ont quitté l’école. Là aussi il est difficile de savoir ce que certains sont devenus.
Sauf :
Fizouli : qui je téléphone régulièrement et vois de temps en temps… il vit chez un copain (grand merci à celui-ci) , à part cela que fait
Fizouli ? il lui manque un bras et je crois que parfois il mendie. J’ai pourtant essayé de lui faire faire autre chose.
Gulnara : mariée deux enfants, je l’ai inscrite au Centre Cultuel Français car elle veut apprendre le français et avoir une occasion pour sortir de la maison familiale…
Rouslane : pas brillant, après Armédli, il n’a jamais voulu bien travailler à l’école de danse où je l’avais placé et dont il a été viré à 15 ans et s’est retrouvé dans la rue à laver des voitures… lui aussi voudrait reprendre des études. (à l’école de danse, il y avait un bon niveau scolaire pour ceux qui voulaient apprendre…). Je vais essayer de voir si je peux l’inscrire aux cours de français.

BABY HOUSE : (dans Bakou)

J’ai donné tous les vêtements. On n’aime toujours pas que j’aille plus loin que l’entrée. Je donne des nouvelles des enfants adoptés il y a 10 et 11 ans (Ali et Charlotte-Gunel) et résidant en France.

Gulshan : (sortie de l’école de danse en mai)
Après lui avoir payé des cours privés tout au long de l’année pour rentrer à l’Université à Bakou, elle a préféré se marier en juin avec un autre des « ex-danseurs – Seyran -» et attend un bébé pour fin mars-début avril. Adieu les études…Elle m’inquiète car elle n’a pas beaucoup d’argent comment va-t-elle accoucher à Bakou ? si tout se passe bien ce n’est pas cher mais s’il y a problème il faut avoir tout de suite beaucoup d’argent. Il n’y a pas de couverture sociale comme en France. Seyran donne bien des cours de danse dans une école privée, conduit un taxi et danse dans les mariages mais ce n’est pas suffisant.
Araz est toujours à l’université et se débrouille pour payer ces cours et sa chambre qu’il partage avec un ami. Fatma était à la campagne, je ne l’ai donc pas vu. Elle aussi me
donne des soucis. Que fait-elle ? Depuis décembre elle n’est plus serveuse au Mac Do.

FIN DU VOYAGE, RETOUR A BAKOU EN MARS ;