Dans mes deux valises … des vêtements généreusement donnés par mes amies…. Grand Merci !

A l’arrivée de l’avion (env. 20 h), le mardi, Ayline et Melek (5 ans et 2 ans, les filles de Gulshan) m’accueillaient avec enthousiasme ! Je suis la « néné » grand-mère pour les enfants d’Azerbaidjan.
Dès le lendemain, Gulshan et moi filons à Bilqay, Internat pour enfants normaux et handicapés, accueil toujours très chaleureux de la Directrice ; les enfants n’y sont plus mais je voudrais récupérer le passeport de l’un d’entre eux : Djehoun, hydrocéphale, ancien de Mardakan que j’avais fait opérer à Rennes lorsqu’il avait une dizaine d’années. Il a été transféré à Bouzovena, Internat pour adultes handicapés, puisqu’il a maintenant 25 ans.
Je cherche son passeport car il est déjà venu plusieurs fois en France et j’aimerais bien le faire revenir une nouvelle fois en septembre 2018 pour le changer de l’ambiance de Bouzovena. Cela dit lors de ma visite à Bouzovena un petit car attendait dans la cour de l’Internat pour une sortie des plus jeunes pour un déjeuner hors de Bakou. Tout le monde n’est pas cloîtré !
Bouzovena donc… après avoir eu quelques difficultés à avoir l’autorisation de rentrer dans l’internat pour rendre visite à tous les jeunes qui y ont été transférés, j’ai pu voir Djehoun, Sacha, Julia, Lena nouveaux arrivants.
Je voudrais arriver à faire sortir  Sacha, Julia, Lena et leur frère Slavitch car ils ne sont pas débiles et je me demande toujours que faire pour eux ?   j’en parlerai aux Services concernés en avril.  Ils peuvent vivre seuls mais il faut avouer qu’ils ne savent pas faire grand-chose.
Le lendemain : Mardakan.   Gulshan m’accompagne… centaine de gâteaux, pommes  à distribuer , nous parcourons toutes les salles et couloirs…   D’ordinaire, nous avons assez pour tout le monde  mais  là, un autre internat avait dû  rejoindre le nôtre, il y avait 180 gamins handicapés ; les femmes qui s’occupent d’eux sont très courageuses, je les admire.
Il faut que je trouve une solution pour le transport de vêtements avec Azerbaidjan airline pour mon prochain voyage en avril .
Armedli qui accueillait  des orphelins est toujours en travaux, il semblerait que les enfants soient  ailleurs.. Où ?

Un peu de théâtre de marionnettes pour les enfants de Gulshan et fait exceptionnel la caissière m’a offert mon billet d’entrée ! ça fait 20 ans de visites en Azerbaidjan et c’est la première fois que l’on me fait un petit cadeau ! j’étais très touchée. Il est vrai que lorsque j’habitais à Bakou, j’ai fait venir beaucoup d’enfants dans ce joli petit théâtre. Elle s’en souvient.
Comme toujours j’ai essayé de réunir tous mes anciens petits (enfin… grands) danseurs : Seyran, Nourlan, Fatma, Gulshan et Gulnara, Fizouli  , eux ne sont pas danseurs mais j’avais réussi à les faire sortir de Mardakan et ils ont tous les deux du travail , Gulnara a deux enfants, elle vit avec une de ses deux filles (revenir en arrière dans mes comptes-rendus  pour voir l’histoire de Gulnara, elle a eu en définitive beaucoup de chance !)
Nourlan cumule trois travails dans sa journée pour pouvoir subvenir aux besoins de sa famille (mère et sœur). Lorsque sa sœur et lui étaient chez les enfants des rues, sa sœur a été envoyée acheter un paquet de cigarettes à la boutique du coin par la Directrice, il  faisait nuit et une voiture l’a renversée. Le chauffeur (fard..) ne s’est pas arrêté. Résultat , grièvement blessée à la colonne vertébrale, elle ne peut plus bouger et c’est donc Nourlan qui s’occupe d’elle. (l’accident est arrivé, elle avait une quinzaine d’années).  Rappel : j’avais mis Nourlan a l’école de danse mais il n’était pas assez bon danseur pour rentrer à l’Opéra de Bakou et il a du  faire son service militaire…
Je fais ce compte-rendu quelques semaines après mon retour mais j’attendais une grande nouvelle !   et la voilà : Nazrine a mis au monde le 25 octobre, une petite fille !  quelle histoire… quel parcours pour cette jeune femme de 26 ans que j’ai sortie de Mardakan, mise à Bilqay, que la Directrice et de gentilles dames ont fait sortir pour habiter un petit studio et y rencontrer son mari (un jeune homme lui aussi sorti d’un orphelinat)
Voilà, tout est écrit !   suite en avril 2018.