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Эмин Мамедов.Original uploader was Xlodvig at ru.wikipedia

Drôle de voyage…  on se prépare au confinement..  les écoles sont fermées, les internats aussi.. mais les magasins, les restaurants sont encore ouverts.   A l’aéroport,  on prend la température des voyageurs arrivants. Gulshan et ses deux petites filles (Ayline et Melek) m’attendent. Fizouli, un ancien de Mardakan – mis avec les handicapés mentaux à cause d’un bras gauche manquant-  puis transféré à Armedli car sans parents,  puis à Umud Yeri (enfants des rues) bref…  il s’en sort (l viendra même en France – chez moi – pendant des vacances en 2001);  il est devenu chauffeur de taxi et pour cette fois-ci (qui ne sera pas la dernière) le mien !   qui aurait imaginé cela , il y a 22 ans lors de ma première rencontre avec lui ?  Nous avons fêté ses 30 ans avec les enfants lors de nos retrouvailles habituelles dans « notre » pizzeria (où l’on se donne rendez-vous depuis 23 ans).

Du fait de la fermeture des internats, j’ai quand-même pu voir Djehoun et Lena  quelques minutes à Bouzovena.  J’ai donc pu donner les vêtements pour adultes que mes amies m’avait donnés.

Bouzovena est un lieu très tranquille, non loin de la mer, avec un grand parc,  l’internat a été refait l’année dernière  parfois j’aperçois quelques jeunes  dont je m’étais occupée à Mardakan qui me reconnaissent « Fransoiza », Fransoiza » me crient-ils. 

Le lendemain, c’est la visite à Mardakan, là aussi impossible de voir les enfants, je suis donc allée donner les vêtements aux dames de la cuisine ainsi que les pommes que j’avais achetées au Yashil Bazar.  Là aussi tout a été refait très joliment et on est loin de l’affreux Mardakan de 1997.

J’ai donc eu largement le temps de me promener le long de la Mer Caspienne avec mes petites filles et leur maman Gulshan (excellente traductrice) Fizouli nous accompagnait et il nous a même emmené  visiter une nouvelle ville en construction « la ville blanche » non loin de Bakou, au bord de la Mer Caspienne. Impressionant. 

Nous avons rendu visite à Nazrine et à sa petite fille de deux ans – Nargiz.    Cette jeune femme qui a maintenant 30 ans, attend son deuxième enfant… Nous avons assisté (financièrement…) à l’échographie, c’est une petite fille pour le mois de juillet.  Cela me préoccupe beaucoup car elle manque d’argent, son mari n’a pas toujours du travail   et elle a une toute petite pension. Comment vont-il élever deux enfants ? 

A Armedli , j’ai apporté des vêtements pour les trois enfants de Fatma. Elle travaille dans le centre de Bakou de 10 h à 22 h 30, depuis quelques jours tous les magazins sont fermés.   J’espère qu’elle sera payée…

Gulnara aura le même problème pour subvenir au besoin de ses deux filles et même de son ex-mari et la mère de celui-ci… Gulnara n’est pas rancunière.    Elle s’en sortait assez bien en travaillant entre Dubaï et Bakou.  

Bon…  comment vont être les lendemains ?   à Bakou comme ailleurs ? un voyage bizarre…    j’espère bien y retourner en septembre