Et bien … la situation des enfants n »est pas très bonne entre le Covid et la guerre… les enfants de Fatma sont donc sans papa puisqu’il est mort lors de la guerre.

Certains ont perdu leurs amis…et puis il y a ce satané virus qui fait que les écoles ont été et sont encore fermées complétement ou accessibles que trois jours par semaine. certains professeurs donnaient des cours payants par Internet… comment faire lorsque l’on n’a pas d’ordinateur ? pas d’imprimante….et pas d’argent ?

En temps normal beaucoup de difficultés pour trouver du travail.. lorsque l’on en a, être payé en proportion.. payer son loyer, les médicaments, l’hôpital et même la nourriture, les couches pour les bébés etc… là c’est bien sûr encore plus compliqué … Je peux vous dire que Westerunion a beaucoup fonctionné entre Bakou et nous… et ça continue…

mais comment s’en sortir ?

Je n’ai plus de nouvelles de Mardakan (internat pour enfants handicapés) à qui je rendais visite… et Bilqay (internat pour adultes où se trouvent Djehoun – hydrocéphale et autres jeunes femmes

rencontrés comme tous il y a 24 ans…. ) La jeune femme qui me servait d’intermédiaire a vendu son téléphone et n’a pas gardé les numéros des internats.

De plus avec le confinement, en France, impossible de faire les portes ouvertes de mon atelier et d’exposer dans les galeries… comment approvisionner le compte ? et répondre à tous les appels à l’aide….

Voilà, je ne sais pas quand je retournerai à Bakou ? tout cela est bien triste. «