La rentrée scolaire des enfants à Bakou, pour la deuxième fois, s’est faite sans moi…. je n’assisterai pas à ce moment rempli d’émotion aux souvenirs, entre autre , de la rentrée de l’école à l’Ecole de danse et de chorégraphie  ….   

Bien sûr « mes enfants » de la rentrée 1999 sont des parents mais je continue à les suivre – eux- et leurs enfants…  enfin presque tous… 

Donia Mali -lui- a complétement disparu, personne n’a de ses nouvelles ; est-il en Georgie ?   Est-il vivant ? nous pensons tous bien à lui.

Inutile de vous dire qu’avec le Covid et la guerre , la vie est plutôt difficile à Bakou.   La fameuse « bank WU »  qui s’occupe des transferts d’argent a bien fonctionné et continue , encore et encore…. achats de nourriture, médicaments, couches….    mais aujourd’hui, nous sommes le 13 octobre et j’ai décidé de dire STOP à certains qui en abusaient peut-être un peu trop…  Ils ont plus de trente ans, ils doivent aussi se débrouiller  tout seuls…   la décision est difficile à prendre….

Le père des trois enfants de Fatma comme déjà écrit précedemment est mort à la guerre en octobre 2020. L’Etat Azerbaidjanais s’occupe beaucoup de ses trois gamins, pendant les vacances ils ont fait beaucoup de choses, ( sports, visite d’une ferme et beaucoup d’autres activités) Fatma m’envoie régulièrement des photos. Fatma a même eu droit à un petit appartement.   Je pense qu’ils seront suivis dans leur scolarité.

Gulshan cherche du travail…  c’est ce qu’elle dit…. elle a deux charmantes petites filles mais  dommage qu’elle ne cherche pas vraiment à travailler  car elle a des doigts de fée… Quant à son mari, Seyran -pourtant bon danseur- se retrouve chauffeur de taxi…   Ils ont toujours des fins de mois difficiles et comptent toujours sur nous…

Fisouli est aussi taxi malgré son handicap (il n’a qu’un seul bras) , il a trente ans et est toujours triste car il ne trouve pas de demoiselle pour partager sa vie. 

Nazrine, elle est mariée (elle a deux adorables petites filles) ,un mari qui normalement devrait travailler ??     et Nazrine crie au secours pour pouvoir acheter des couches et parfois de la nourriture pour ses filles.

Gulnara, très débrouillarde, travaille à la réception d’un hôtel « 5 étoiles », elle a deux grandes filles, elle a été mariée à la sortie de l’internat pour enfants sans famille par la Directrice… fichue à la porte par sa belle famille…   mais c’est une histoire que j’ai déjà racontée…. 

 Djehoun, enfermé dans un internat pour personnes handicapées âgées…   il a 30 ans,  il est charmant, toujours aimable  mais comment l’en sortir ?   il est trop maladroit pour vivre seul… Quant aux autres jeunes gens sortis comme Djehoun de Mardakan et placés dans cet Internat : pas de nouvelles, la Directrice ne voulait même pas que Gulshan voie Djehoun plus de cinq minutes….  Je n’ai plus de nouvelles de Mardakan , internat N° 3

Arzou va bien, elle habite dans l’Est de la France ; elle et son compagnon ont un adorable petit garçon. Elle donne des cours de français aux étrangers

au Luxembourg.

Nourlan qui est à Bakou a toujours beaucoup de mal à trouver du travail mais il a trouvé une famille accueillante  et une petite amie. 

Le frère d’Arzou, Araz, envoie des images qui donnent à penser qu’il fréquente le milieu du sport azéri.

Aynour est toujours professeur de danse en Tuquie, elle est heureuse avec une jolie petite fille et un mari courageux.

Je ne sais toujours pas quand je retournerai à Bakou ?  pas avant  l’année prochaine ?…… à suivre…

Photo d’illustration Ganimat Pashazade provenant de Pexels